EMPLOI, RETRAITE

Le temps....

Travail du dimanche, horaires décalés, heures supplémentaires, intérim et précarité… Le temps de travail prend de plus en plus de place dans nos vies, et nous sommes de moins en moins libres d’organiser notre temps. La peur de perdre son emploi, la nécessité de boucler les fins de mois, obligent les uns à sacrifier leur vie de famille, les autres à accepter des temps partiels imposés. Quel temps vraiment libre reste-t-il à l’ouvrier en horaires décalés ou au cadre contraint d’apporter du travail à la maison après les heures de bureau ? Et à l’échelle d’une vie, quelle place reste-t-il pour un temps libéré quand de plus en plus d’étudiants doivent travailler et quand l’âge de la retraite ne cesse de reculer ? Le temps, c’est de l’argent ! Et le temps libre, gratuit, consacré à des activités non marchandes – et pourtant si nécessaires à l’individu comme à la société – disparaît sous la pression de la rentabilité.

Services PublicsBataille de l'emploi                                                 La précarité accompagne la déstabilisation de la vie sociale avec l’accroissement de la détérioration des conditions d'existences. Une municipalité peut intervenir pour apporter sa pierre à la lutte immédiate contre la précarité.

Nous proposons de repenser la situation contractuelle des personnels municipaux : titularisation des agents,élimination des contrats dits précaires.

En matière de recrutement,tous les emplois doivent être pourvus selon une procédure permettant à chacun de postuler et les décisions doivent être prises dans le cadre d’une commission municipale ad hoc, afin d' éviter tout risque de favoritisme.

La municipalité peut aider à la formation professionnelle de ses administrés.

Elle doit être attentive aux besoins des personnes qui choisissent le statut d’auto-entrepreneur pour retrouver une place active sur le marché du travail.

Dans ses soutiens à l’activité économique, la municipalité ne doit pas négliger les secteurs traditionnels de la commune où l’existence d’entreprises, souvent familiales implantées de longue date, n’est pas en soi une garantie absolue contre la précarité. Nous proposons la mise en place de structures de concertation pour aider à mieux appréhender la réalité économique et sociale, et pour intervenir efficacement en cas de besoin.

Une municipalité diligente doit avoir une bonne connaissance de la population active sur son territoire en conduisant des études sur le marché local du travail et la situation économique afin de mieux identifier les secteurs les plus susceptibles d’intervention.

Elle ne peut évidemment pas prétendre mener seule une politique globale de l’emploi mais elle peut travailler en contact étroit avec les structures implantées pour bien comprendre les mécanismes de fonctionnement et s’assurer que les dossiers des administrés pouvant bénéficier de soutien sont correctement constitués, dûment déposés et honnêtement instruits.

La retraite

                                                          Canne

La retraite : un enjeu de société

Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, du rôle et de la place des retraité-e-s. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, s’appuyant sur les richesses créées par le travail.

Les différentes réformes mises en œuvre depuis celle de 1993, celle de 2003 puis celle de 2010 ont amené un allongement de la durée de cotisation, une perte de pouvoir d’achat des pensions et des difficultés accrues pour des millions de retraités.

 

Emploi Retraite

Emploi :

La précarité est une des caractéristiques les plus négatives de notre société contemporaine – et elle n’épargne ni les administrés, ni certains personnels des communes. La précarité touche aussi bien les jeunes que les adultes, et accompagne souvent la déstabilisation de la vie sociale avec l’accroissement du nombre de familles monoparentales dont les conditions d’existence se détériorent. Une municipalité peut intervenir dans plusieurs domaines pour apporter sa pierre à la lutte immédiate pour l’abolition de la précarité.

Un premier champ d’action est celui de la situation contractuelle des personnels municipaux – avec une attention particulière portée au respect des droits à titularisation des agents, ainsi qu’à l’élimination des contrats dits précaires, c’est-à-dire par exemple des contrats soumis à interruption pour des raisons saisonnières (emplois liés notamment aux rythmes scolaires) qui pourraient faire l’objet moyennant, parfois, un minimum d’imagination, d’une annualisation génératrice de stabilité.

En matière de recrutement, une municipalité devra apporter une attention particulière à pratiquer une politique transparente et honnête. Tous les emplois même les plus temporaires devraient être pourvus selon une procédure formelle permettant à chacun de postuler, et les décisions devraient être prises dans le cadre d’une commission municipale ad hoc, ceci pour éviter tout risque de favoritisme ou de népotisme.

La municipalité a par ailleurs le droit d’aider à la formation professionnelle de ses administrés, dès lors que ce soutien est ouvert à tous dans des conditions équitables. Il peut s’avérer particulièrement efficace de financer ou de cofinancer l’accès à des formations qui augmentent l’employabilité des jeunes mais qui, sans être d’un coût exorbitant, sont souvent hors de leur portée financière ou de celle de leurs parents (formation secouriste ou BAFA voire BAFD par exemple). S’il y a trop de candidats pour le budget dégagé à cette fin, un objectif annuel peut évidemment être fixé, avec sélection des candidats par une Commission soit ad hoc, soit permanente (par exemple Commission Fonctionnement des Services).

De nombreuses personnes ont recours à la création d’entreprise et choisissent le statut d’auto-entrepreneur pour retrouver une place active sur le marché du travail. Toutes les  créations d’auto-entreprise ne sont cependant pas des succès, et il est important qu’une municipalité soit attentive aux besoins des entrepreneurs de son ressort, besoins qui peuvent être mal identifiés ou mal formulés, mais qui sont souvent relativement modestes. La question de l’apport personnel constitue aussi parfois un obstacle dirimant à la création d’entreprise.

Dans ses soutiens à l’activité économique, la municipalité devra ne pas négliger les secteurs traditionnels de la commune – par exemple l’agriculture, la pêche ou le tourisme – où l’existence d’entreprises souvent familiales implantées de longue date n’est pas en soi une garantie absolue contre la précarité. La mise en place de structures de concertation sous forme de Comités consultatifs Agriculture ou Tourisme rassemblant, avec des élus, tous les professionnels du secteur sur le territoire communal et des responsables au niveau supérieur d’organisation (chambre d’agriculture, office de tourisme) peut aider à mieux appréhender la réalité économique et sociale, et à intervenir efficacement en cas de besoin.

Une municipalité diligente doit avoir une bonne connaissance de la population active sur son territoire. Il peut donc être utile de conduire, avec l’aide d’étudiants en stage ou de personnes compétentes localement en recherche d’emploi, des études succinctes par questionnaire et par sources statistiques externes sur le marché local du travail et la situation économique qui pourront permettre de mieux identifier les secteurs les plus susceptibles d’intervention.

Une municipalité ne peut évidemment prétendre à mener seule une politique globale de l’emploi. Elle doit donc travailler en contact étroit avec les structures implantées à d’autres niveaux, en commençant par les plus proches (Communauté de communes ou Pays), pour bien comprendre les mécanismes de fonctionnement et s’assurer que les dossiers des administrés pouvant bénéficier de soutien sont correctement constitués, dûment déposés et honnêtement instruits.

Coût du capital
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Date de dernière mise à jour : 28/04/2014