AGRICULTURE

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La politique agricole commune (PAC) 2014- 2020 dépasse largement le niveau  local, cependant on ne peut oublier que l'agriculture a payé un lourd tribut aux politiques libérales et mondialisées.

 Le rôle des exploitants agricoles c'est d'abord et avant tout d'assurer la sécurité alimentaire, La production agricole doit être soutenue, l'indépendance alimentaire garantie et ne doit pas dépendre des marchés mondiaux

  Si l’on veut des prix à la consommation abordables pour tous,  il faut produire autrement.

  Le constat est connu et cruel pour la majorité des exploitants agricoles :

 chute des revenus, course en avant vers toujours plus de productivisme, menaces sur les exploitations qui ne cessent de se réduire (une ferme disparaît en France tous les ¼ d'heures.) Notre alimentation n'a jamais été autant pilotée par la loi de l'argent.

Sur les difficultés rencontrées on nous désigne les boucs émissaires: intempéries, contraintes écologiques, coût du travail, etc. …, il en est tout autrement.

 Les crises agroalimentaires nous obligent à penser, à produire,  transformer et commercialiser différemment les produits agricoles et alimentaires à tous les stades de leur circuit.

 Travailler à la promotion des produits du terroir peut aider nos concitoyens à résister à la grande distribution qui promeut un produit non pour ses qualités gustatives, ni pour sa réponse aux besoins de la population  mais seulement pour les marges bénéficiaires escomptées.

 Faire un pas vers la création de zones d'approvisionnement en circuits courts.

 -  Permettre aux élus locaux de participer à la définition des politiques publiques au service des éleveurs et producteurs qui mettent en pratique la réduction de l'utilisation des produits chimiques.

 - Ne plus considérer les produits agricoles comme des produits  financiers

 Réguler les marchés pour conforter les revenus. Il est nécessaire que les producteurs soient justement rémunérés de leur travail, condition indispensable pour favoriser l'installation des jeunes agriculteurs et maintenir une paysannerie active et nombreuse, Cela passe aussi par des prix minimum garantis.

 

L’importance économique et sociale qui demeure celle de la profession agricole dans les  communes rurales du Finistère justifie pleinement qu’une municipalité se donne les moyens institutionnels d’entretenir un dialogue actif avec les agriculteurs de la commune, sans attendre la pression des événements et l’irruption des crises.

                                               Vaches noires

Nombreux domaines d’intervention de la commune quant aux intérêts spécifiques des exploitants agricoles doivent être pris en compte : gestion de l’eau,entretien et utilisation des chemins ruraux,linéaire bocager, protection des zones humides,alimentation de proximité (cantines),occupation foncière,lutte contre les plantes invasives,respect des normes sanitaires...

Il nous semble primordial de créer un Comité consultatif Agriculture, constitué de tous les représentants d’exploitations associés aux membres intéressés du Conseil municipal : l’existence d’une telle structure permettant de réunir et de contacter rapidement la profession, à chaque fois que le besoin s’en fera sentir.

 DOSSIER :

Il est légitime, pour une municipalité se situant à Gauche, de soutenir les aspirations à des conditions de vie et de travail meilleures et moins précaires des agriculteurs, qui sont d’abord des travailleurs de la terre. Ce soutien ne doit cependant pas s’effectuer dans l’ignorance de la grande part de responsabilité détenue par les représentants choisis par la majorité des agriculteurs eux-mêmes, dont l’action au sein des chambres d’agriculture et au-delà, notamment au niveau européen, tend à privilégier les très gros producteurs et la financiarisation de l’agriculture au détriment des productions de qualité et de proximité. Ce rappel des responsabilités, et des choix opérés par la majorité lors des élections aux chambres d’agriculture, est d’autant plus important qu’une certaine droite tente de se refaire une virginité à l’occasion des importantes difficultés de l’heure connues par beaucoup d’actifs dans des secteurs – pas seulement agricoles - liés à l’élevage (ovin, bovin, porcin, volailler) et à la pêche, en cherchant à faire oublier ses responsabilités dans les choix stratégiques, industriels et humains erronés ayant précisément provoqué les dégâts actuels.

L’importance économique et sociale qui demeure celle de la profession agricole dans les  communes rurales du Finistère justifie par ailleurs pleinement qu’une municipalité se donne les moyens institutionnels d’entretenir un dialogue serein avec les agriculteurs de la commune, sans attendre la pression des évènements et l’irruption des crises. Il y a d'ailleurs beaucoup de domaines d’intervention de la commune où les intérêts spécifiques des exploitants agricoles doivent être pris en compte – par exemple concernant la gestion de l’eau, l’entretien et l’utilisation des chemins ruraux, le linéaire bocager, la protection des zones humides, l’alimentation de proximité (cantines), l’occupation foncière, la lutte contre les plantes invasives, le respect des normes sanitaires, etc.

La création d’un Comité consultatif Agriculture, constitué de tous les représentants d’exploitations en activité associés aux membres intéressés du Conseil municipal constitue donc une approche utile et intéressante, l’existence d’une telle structure permettant de réunir et de contacter rapidement la profession, à chaque fois que le besoin s’en fera sentir. Lors de la mise en place de ce Comité consultatif, une municipalité aura tout intérêt à faire appel à la Chambre d’agriculture, dont un élu ou un administratif, bien connu en général des exploitants, pourra utilement participer aux travaux.

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Date de dernière mise à jour : 28/04/2014

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