Santé

Débat organisé par l'UFAL-Moëlan avec Youenn Le Flao de Fakir Concarneau

La sociale 28 février 20h30 au kerfany

L'UFAL-Moëlan, en partenariat avec le Cinéma Le Kerfany, organise une soirée-débat autour du film de Gilles Perret "La Sociale"

Remettre la solidarité au coeur de la protection sociale : du discours à l'action

En racontant l’étonnante histoire de la Sécu, La Sociale rend justice à ses héros oubliés, mais aussi à une utopie toujours en marche, et dont bénéficient 66 millions de Français.

résumé : Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples — vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain — voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ? Il est temps de raconter cette belle histoire de « la Sécu » : d’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, quels en furent les bâtisseurs et ce qu’elle est devenue au fil des décennies. « La Sociale » retrace l’histoire d’une longue lutte vers la dignité tout en dressant, en parallèle, le portrait d’un homme et celui d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

https://www.dailymotion.com/video/x43td1e_bande-annonce-la-sociale_shortfilms

                                                      Ufal 1

 

Un enjeu de civilisation, un enjeu de société

Santé et protection sociale solidaires
au cœur des enjeux de 2017

Venez en débattre

à Châteaulin

salle Penmez

(derrière la gare)

jeudi 23 février à 18h30

avec Fabien Cohen

co-animateur de la commission nationale santé-protection sociale du PCF

Xavier Compain

secrétaire régional du PCF

 

et la participation de :

Marceline Séverac

secrétaire générale de la CGT santé du Finistère

Yves Jardin

militant pour le droit à la santé et la défense de l'hôpital public

Pierrick Raoul

syndicaliste CGT de l'hôpital de Carhaix

et la participation de Yvonne Rainero, responsable commission Santé- Protection Sociale Finistère

Contrat local de santé (CLS)

                                                              C l s

Santé. Un contrat vital pour la communauté 

Nous disons qu'il faudra être vigilant quant à son application en paticulier sur les fiches actions qui sont prévues et sur le rapprochement des structures médicales sur notre territoire de santé. La santé incombe de plus en plus aux mairies (en particulier aide aux médecins généralistes à s'installer sur notre territoire)

Ci-après le texte du télégramme : 

Le contrat signé, hier, par Quimperlé Communauté comporte 42 fiches-action à mettre en oeuvre sur le territoire, pour un meilleur accès aux soins, et plus de cohérence dans l'offre. Le contrat signé, hier, par Quimperlé Communauté comporte 42 fiches-action à mettre en oeuvre sur le territoire, pour un meilleur accès aux soins, et plus de cohérence dans l'offre.

L'offre de santé, c'est une question de survie. Pour chacun des habitants bien sûr, mais aussi pour la Communauté elle même et l'attractivité de ce territoire. Le Contrat local de santé signé hier (*) pointe quatre axes de travail : améliorer l'accès aux soins, renforcer la prévention, accompagner le vieillissement, coordonner et communiquer. Un programme chargé.

La cohérence est l'une des idées fortes qui ont présidé à la mise en place de ce contrat. Faire l'état des atouts du territoire, de ses difficultés, faire se rencontrer les acteurs de la santé, et tenter d'accorder l'ensemble des instruments à disposition, tel a été l'enjeu.

« Un engagement des professionnels »

Pour la période de 2016 à 2019, c'est un « cadre commun d'intervention » qui a été établi, décloisonné dans la mesure du possible. Il répond à la loi de modernisation du système de santé. La communauté était demandeuse auprès de l'Agence régionale de santé (ARS), une première fois en 2012, puis en 2014. 

Le diagnostic, sans concession, a fait état de certains atouts, comme une population croissante (+4.229 entre 2008 et 2012), mais a surtout pointé les défauts. Une population vieillissante, des revenus modestes, un état de santé défavorable. Au chapitre des carences encore, un taux d'équipement pour l'accueil des personnes âgées nettement en-dessous du niveau départemental et une problématique cruciale : la démographie chez les médecins libéraux généralistes. De juin à novembre 2015, ce sont 40 réunions qui ont regroupé 350 acteurs de la santé sur le territoire. « Ici, notre chance a été d'avoir un engagement des professionnels auprès des élus et de l'ARS », souligne Anne Borry, vice-présidente en charge des solidarités, qui a conduit « avec d'autres » ce Contrat local de santé.

Quatre axes prioritaires

Pour répondre aux problématiques, quatre « axes de santé prioritaires » ont été définis dans le contrat, déclinés en 42 fiches-action. « Améliorer l'accès aux soins » déploie, entre autres, des stratégies pour faire venir des praticiens sur le territoire, veut favoriser l'accès des publics précaires, développer une meilleure coordination, fluidifier les parcours de santé. « Renforcer la prévention et promotion de la santé » liste la parentalité, des actions de promotion, l'accompagnement des enfants et adolescents et la santé au travail. Le troisième axe, « S'adapter et accompagner le vieillissement du territoire » se fixe pour objectifs de prévenir l'isolement, favoriser le maintien à domicile, accompagner des sorties d'hospitalisation, soutenir les aidants et améliorer l'offre d'hébergement. Enfin, les réalisateurs du contrat ont tenu à inscrire un quatrième axe plus spécifique, portant sur « Coordonner et communiquer ». « Nous nous sommes aperçus que les premiers CLS, déjà en cours d'évaluation, pointaient d'importantes difficultés parce que ces domaines n'avaient pas été inscrits dans leur contrat initial », précise Sabri Zidane, directeur des affaires sociales à la communauté. Informer, communiquer, auprès des élus, des professionnels, du grand public, animer, évaluer les actions, développer un environnement favorable à la santé entrent dans ce dernier chapitre.

Comité de pilotage

Le point fort de ce CLS est sans doute de rebattre les cartes à partir d'un diagnostic brut et honnête. Les actions qui en découlent ont été clairement listées. La constitution du seul comité de pilotage, 55 personnes issues d'une vingtaine d'institutions, donne toutefois la mesure du travail à accomplir pour mettre tout cela en musique. Signataires : Quimperlé Communauté, ARS Bretagne, préfecture, Conseil régional, Conseil départemental, CPAM, MSA d'Armorique, Carsat.

« Avoir une offre graduée sur le territoire » Olivier De Cadeville, directeur de l'Agence régionale de santé, a encouragé à « renforcer les liens indispensables entre médecine de ville et hôpital ». 

Olivier De Cadeville, directeur de l'Agence régionale de santé, a encouragé à renforcer les liens indispensables entre médecine de ville et hôpital .
« Cette signature du contrat local de santé est l'aboutissement d'une démarche collective. Un bon diagnostic sans lequel rien n'est possible, et des fiches-action très précises qui permettront de valider pas à pas chaque étape. Ce qu'on vise, c'est une approche décloisonnée des politiques de santé, depuis la prévention jusqu'aux soins, au profit de l'usager. Essayer de dessiner des parcours de soins, et au-delà des parcours de vie où chacun puisse être à tout moment pris en charge et aidé au bon niveau. Améliorer l'accès aux soins, c'est permettre à l'ensemble de nos concitoyens d'avoir des droits réels et non pas des droits virtuels. En France, tout le monde a le droit d'être soigné. C'est important d'avoir une offre graduée sur le territoire. Il faut que nous soyons en capacité de renforcer les liens indispensables entre médecine de ville et médecine hospitalière. »
Sébastien Miossec, président de Quimperlé Communauté. « Sur notre territoire, des problématiques telles que la raréfaction des médecins, le vieillissement de la population, des indicateurs comme le taux de mortalité par cancers, les problématiques d'addiction et de santé mentale, avaient été repérés et nécessitaient des réponses fortes et collectives (...). L'articulation de notre CLS avec le projet d'établissement de l'hôpital devient, dans ce cadre, une garantie pour conforter son rôle et sa présence au service de la population ». 
Anne Borry, vice-présidente de la communauté.
« Je suis assez émue, mais pour moi, ce n'est pas un aboutissement, c'est surtout le lancement d'une coordination, avec des partenaires engagés à porter certaines actions. L'un des objectifs est de faire connaître des dispositifs qui existent ». 
Michaël Quernez, vice-président du Conseil départemental.
« Le conseil départemental et l'ARS doivent être attentifs aux sollicitations pour rattraper le déficit en hébergement sur ce territoire. Par ailleurs, il y a une étude approfondie conduite actuellement avec le département et l'ARS pour accompagner au mieux les personnes en précarité sociale et professionnelle. Je suis convaincu que la volonté départementale doit se traduire par une prise en charge opérationnelle à travers les contrats locaux de santé ».
Carole Brision, directrice de l'hôpital.
« C'est l'occasion de renforcer des partenariats existants. Les axes définis sont en cohérence avec le projet de l'hôpital, et avec le projet du Groupement hospitalier de territoire. Il y a des actions ambitieuses en termes d'offre de soin, mais qui sont réalisables ».
© Le Télégramme 9 juin 2016 


Depuis un an, la communauté, en lien avec l’Agence régionale de santé, travaille à la réalisation d’un Contrat local de santé (CLS). Au terme d’une série de rencontres, qui ont vu la participation de 300 intervenants, ce sont une cinquantaine de fiches action qui vont constituer ce nouvel outil.

Autour d’Anne Borry, vice-présidente en charge des solidarités et de la santé, 300 professionnels et acteurs de la santé sur le territoire se sont investis pour la réalisation du Contrat local de santé. Réunis au foyer Rémi Derrien de Querrien, mercredi, ils étaient une quinzaine à plancher sur l’accès aux soins. D’une meilleure coordination des acteurs à la «compatibilité des logiciels » en passant par la nécessaire ou non réalisation d’une fiche action sur le 15, les échanges sont nourris. Le contrat local qui naîtra de ces discussions sera fait d’une multitude de réponses traduites en fiches actions. Reçu par les professionnels comme « un moteur », notamment par la constitution d’un réseau, le Contrat local de santé initié par la communauté a pour but de recenser l’ensemble des moyens sur le territoire, et « d’optimiser et harmoniser leur fonctionnement ». Il serait très réducteur d’imaginer qu’il s’agit simplement de lutter contre les « déserts médicaux ».

Un diagnostic, quatre axes de travail

« Le contrat local de santé, c’est le bien-être de la population en général », souligne Nolwenn Merrien, chargée de mission. Elle a mené le même travail dans le Centre-Bretagne. Sa première tâche a été de réunir les éléments de diagnostic du territoire. Ce constat comporte une partie sta- tistiques, des chiffres recueillis auprès des professionnels et des institutions, et une partie nourrie d’échanges, établie au terme d’une cinquantaine d’entretiens avec des acteurs de la santé sur le territoire. Au regard de ce diagnostic, des axes ont été tracés et des groupes de travail, constitués de volontaires, se sont structurés. Sur trois chapitres, « trois besoins qui sont apparus sur le territoire » : améliorer l’accès aux soins, renforcer la prévention et la promotion de la santé, s’adapter et accompagner le vieillissement du territoire. Un quatrième groupe de travail, « coordonner et communiquer pour réduire les inégalités de santé », a pour mission de trouver les moyens de cimenter ce réseau par la communication et la formation. « La coordination est prioritaire », pointe Anne Borry, vice-présidente de la communauté en charge des solidarités, « certains contrats locaux (il y en a sept en Bretagne. ndlr) sont aujourd’hui des coquilles vides ».

Une cinquantaine de fiches action Professionnels, associations, usagers, conseil départemental, inspection académique, etc. participent à ces réunions depuis le mois de juin. « La rédaction du plan d’action est en cours et va établir concrètement une cinquantaine de fiches action. Chacune détermine une action concrète qui répond à un besoin précis identifié », explique Anne Borry. Exemples des attentes auxquelles il faudra répondre : comment faire venir des médecins sur le territoire ? Comment accompagner l’hospitalisation des personnes âgées ? Comment améliorer la participation aux dépistages ?

La délivrance au printemps

« Notre volonté est bien d’optimiser ce qui existe », reprend Anne Borry, « Mais la contractualisation est engageante. C’est le moyen de pérenniser des services existants. Elle signifie davantage de moyens sur le territoire, des ressources obtenues auprès de l’ARS * ou d’autres institutions. C’est aussi, pour la communauté, une approche de la compétence santé, que l’on n’a pas ». La signature du contrat devrait intervenir au cours du premier trimestre 2016. Élus et responsables espèrent voir conforter ce levier d’action avec les signatures « potentielles » du Département, du Conseil régional, la CPAM, la MSA, et d’autres institutions.

* Agence de régionale de santé

source : Le Télégramme


 

Quelques documents pour réfléchir à la situation de nos anciens et illustrer l'évolution d'un système solidaire vers un système de capitalisme : ou comment passer d'une gestion publique et humaine de la vieillesse à un marché ?

Extraits d'articles du Télégramme sur l'hôpital de Quimperlé

La Communauté d'Agglomération travaille à son Contrat local de santé (CLS). Tout commence par un diagnostic du territoire :

Situations préoccupantes
Pour constituer ce prédiagnostic, une cinquantaine de professionnels de santé a été rencontrée par la chargée de mission, Lucie Lebrun. « Des référents de l'ARS, des professionnels hospitaliers, des acteurs de la prévention, du social, du médico-social et des professionnels libéraux », a-t-elle précisé.

Des situations sont jugées préoccupantes. Comme les consommations de drogues et d'alcool ; les difficultés liées au vieillissement de la population ; la situation d'isolement parfois importante et les difficultés d'accès aux soins en soirée et le week-end. Sans compter un déficit de solutions d'hébergement sur le territoire pour les personnes âgées, et les personnes handicapées vieillissantes.

Mai 2015

Hôpital de Quimperlé

Le syndicat met notamment en avant le sort des personnes âgées : les patients hospitalisés à Quimperlé ont une moyenne d'âge élevée (71 ans), la deuxième de Bretagne. « Les moyens supplémentaires obtenus », écrit-il, « ne vont pas satisfaire les besoins réels de " nos aînés " qui sont hébergés dans nos très grands Ehpad modernisés, atteignant des surfaces de plus de 4.000 m², voire 4.800 m² pour les 87 résidants qui vont s'installer dans " leur nouvelle maison " le 22 septembre prochain. La demande de quinze postes et demi faite par la direction et validée favorablement à l'unanimité au conseil de surveillance du 17 octobre 2014 n'a pas été encore entendue par les décideurs ». La CFDT évoque aussi à nouveau « la situation d'un médecin sans affectation dont le salaire était à la charge de l'établissement en 2013 et 2014 à hauteur de 130.000 € par an. Uniquement une année de salaire a été financée par l'aide exceptionnelle de l'ARS... Qui va payer la facture pour ce praticien en 2015 ? ». « D'après Marisol Touraine (NDLR : la ministre de la Santé), la reconnaissance de sa mise en recherche d'affectation ne peut être prononcée par le Centre national de gestion, mais l'établissement doit engager une nouvelle démarche en lien avec celui-ci.

Septembre 2015

L'unité « Ellé », qui accueillera ses résidants mardi, à l'Ehpad de Bois-Joly, était présentée au public, hier. Le moment pour les syndicats de souligner l'insuffisance des moyens en personnels.

La présentation au public de l'unité « Ellé », qui doit accueillir 87 résidants mardi, aura été une nouvelle occasion de dénoncer la « maltraitance économique » en marche à l'hôpital de Quimperlé, selon les syndicats. Pour faire fonctionner l'unité « Ellé », qui va abriter les 87 personnes actuellement installées aux « Camélias », il faut (hors cadres) 35 agents. « Les bras y seront » assurent Carole Brision, directrice de l'hôpital et Serge Couny, DRH. Pour y parvenir, l'équipe dirigeante reconnaît qu'il a fallu « redispatcher » les contrats avenir présents sur le pôle hébergement de l'hôpital de Quimperlé, admettant au passage : « On n'a pas le niveau de compétence que l'on aurait souhaité ». Il y a un an, quand s'est rediscutée la convention tripartite (hôpital-Agence régionale de santé-Département) destinée à évaluer les effectifs pour les cinq années à venir sur le pôle hébergement, le conseil de surveillance de l'hôpital, à l'unanimité, a demandé la création de 15,5 postes, dont sept étaient destinés à l'unité Ellé. Trois postes d'agents ont été obtenus, financés par le Département, ainsi qu'un demi-poste médical.

20 septembre 2015


 

Des commentaires de famille

« Il n'y a jamais moyen de parler avec les équipes, toujours trop occupées »

« Dans des unités Alzheimer, on retrouve parfois 15 résidents pour un accompagnateur » ; comment gérer au quotidien le repas, la toilette, les troubles du comportement de façon adaptée dans ces conditions.

« Le professionnel libéral (kiné, orthophoniste…) ne peut plus le suivre dans la structure mais la structure n'a pas de professionnels dans ces domaines »

« Ca fait plus de trois ans que j'attends une place pour mon conjoint alzheimer et aujourd'hui, il est trop dépendant pour que la structure l'accueille »

« C'est triste à dire mais il faudrait qu'une personne meurt vite pour que mon père soit pris dans cette maison médicalisée »

Bien d'autres phrases (parfois bien pire) pourraient être ajoutées…

en parallèle , mettons ce petit document reçu par mail par une dame, qui , par ailleurs se désole de voir comment son père se détériore peu à peu dans son EHPAD faute de stimulations, faute de personnel qui ait le temps d'être attentif

"L’habitat des seniors, un marché porteur"

Une offre « rare » pour des seniors de plus en plus nombreux

Un contexte favorable

Le nombre de personnes de plus de 75 ans augmente fortement, en raison de l’accroissement de l’espérance de vie et de l’arrivée des Baby-boomers. [...]

Près d’un quart des plus de 75 ans se sentent fragilisés.[...]

Les personnes fragilisées par l’âge ont peu de solutions en termes d’habitation. Entre une maison de retraite médicalisée pour personnes dépendantes et un domicile souvent inadapté à leurs difficultés, les alternatives restent rares.
Le déséquilibre est donc grand entre la demande et l’offre d’habitat intermédiaire.

Un marché des Résidences Seniors encore naissant : comment choisir son investissement ?

1. Sur la base de convictions, de croyances ou de projections très personnelles[...]

2. Sur un raisonnement pragmatique et objectif : risque / rendement / pérennité

Aucun affectif dans la réflexion, mais une analyse basée sur des faits, des chiffres.

Dans ce 2ème cas l’investisseur privilégiera certainement l’EHPAD.

En effet,[...] le rendement offert sur l’opération est meilleur dans les EHPAD.

Avis de pro : en tant que professionnels, nous n’attachons évidemment aucune importance à l’affectif dans un investissement, mais uniquement à ses critères objectifs et froids tels que la qualité du bail et de l’opérateur, le rendement de l’investissement, la cohérence et l’adaptabilité du produit proposé dans la région etc.

 

Suite à ces documents, la conclusion s'impose d'elle-même...


 

Menace sur le secret professionnel

Menaces sur le secret professionnel, Adrien Combot (médecin généraliste à Lannilis)

Le projet de loi santé risque de faire disparaître ce pilier du code de déontologie des médecins : le secret médical.

Les assureurs et mtuelles souhaitent avoir accès aux données de santé pour être sûrs de gagner plus d'argent qu'il n'en dépensent, en faisant payer ceux qui ont été ou sont à risque de santé.

Dans ce contexte, que fait la loi santé ?

Elle choisit de privilégier les assureurs et la finance plutôt que l'éthique et la déontologie.

Comment ?

Premièrement grâce à la mise en place du fameux « TIERS PAYANT  généralisé obligatoire » qui fera transiter les flux de données par les assureurs.

Deuxièmement, l'artice 47 de la loi créant un institut national des données de santé est particulièrement flou sauf sur un point : les données qui seront vendues seront ré-identifiables alors que les données anonymisées ne seront pas en accès libre. Double contradiction. Et le flou du texte permettra par voie de décrets, sans débats citoyens ou législatifs, de rendre poreuses les données médicales des français sans certitude qu'il y ait un réel contrôle effectué, laissant la porte ouverte à toutes les dérives imaginables.

Il faut réagir aujourd'hui, car demain, les médecins asservis par le tiers payant généralisé devront obéir à ceux qui les rémunèrent (sécurité sociale ? Assureurs ?…) et plus encore, ils seront payer pour remplir des dossiers et enfreindre le serment d'Hippocrate qu'ils ont prêté.

 

Il est paradoxal que des entreprises, telles que les mutuelles, qui sont incapables de transparence pour elles-mêmes (les publications de leur compte sont attendus depuis des années et le ministre vient de leur accorder quelques années d'opacité en plus), veuillent autant la transparence pour ce qui est le plus intime chez les citoyens : Leur santé !

D'après le télégramme.

 

En résumé, sous prétexte de vouloir aider le citoyen à payer ses dépenses de santé, les mutuelles et les assurances auront accès à toutes les informations confidentielles et pourront choisir quels soins pourra recevoir tel ou tel patient en fonction de ce qu'il aura dépensé pour se couvrir et des risques de santé qu'il présente.

Si l'on veut défendre la santé des citoyens, c'est à la sécurité sociale d'assurer 100 % des frais de tous et alors le tiers payant sera une vraie mesure de prévention santé.

A suivre….


 

Allocations familiales

Moduler les allocations familiales : une grave faute politiquePourquoi nous sommes contre le plafonnement des allocations familiales ?

Depuis le 1er Juillet, les allocations familiales sont soumises aux ressources. Présenté comme mesure d'équité sociale par le gouvernement, le principe de modulation des allocations familiales constitue une remise en cause du principe de salaire socialisé. Ce plafonnement vise à délégitimer le caractère salarial des cotisations sociales familiales. De par leur universalité, les allocations familiales constituaient une exception des politiques familiales en garantissant un dernier trait d'union salarial entre les travailleurs (qui financent la branche famille par leur cotisation sociale) et les bénéficiaires de prestations familiales et justifiaient le fait que la branche famille soit encore financée par la cotisation sociale patronale.

Le plafonnement des allocations familiales préfigure un projet plus vaste de suppression des cotisations patronales familiales, entériné par l'annonce du pacte de responsabilité. Près de 20milliards d'euros seront reportés sur les ménages au travers d'une baisse des dépenses publiques et sociales et via une augmentation de la fiscalité.

Le plafonnement est présenté comme une justice redistributive (« les milliardaires n'ont pas besoin de ces allocations ») ; Cependant le seuil de 6000€ est loin du milliard et il y a fort à parier que ce seuil va diminuer progressivement ;

Tout comme la maladie, les charges de famille doivent avoir le même sens politique et social pour l'ensemble de la population. La suppression de l'universalité des allocations familiales fait peser un risque de délitement de la cohésion sociale entre les familles.

Il s'agit de reconnaître par la loi de la république l'existence d'un « nous » collectif, condition indispensable au « vivre ensemble » qui reconnaît à chacun des droits et des devoirs identiques.

Le discours sur les privilégiés des allocations familiales préfigure la restriction d'autres pans universels du droit social et par exemple la mise sous conditions de ressources des remboursements d'assurance maladie.

Toutes réductions ou mises sous conditions de ressources des prestations sociales relèvent d'une stratégie de stratification sociale qui vise à opposer les français entre eux et préconise la résolution

individuelle des questions sociales au détriment d'une solution d'ensemble : d'un côté des dispositifs de lutte contre la pauvreté, de l'autre une incitation forte des ménages aisés à recourir à des stratégies individuelles (mobilisation de l'épargne dans des dispositifs privés).

Une autre réforme est possible basée sur l'universalité des droits sociaux avec une simplification et une unification des droits. Une sanctuarisation de la cotisation sociale familiale...

Nous rappelons notre attachement aux acquis sociaux du conseil national de la résistance (CNR)


Cet article s'appuie sur des sources de l'UFAL (Union des Familles Laïque)

Santé social en colère

De plus en plus, le rythme de leur travail s'accélère au détriment de la personne soignée ou en demande d'aide. De plus en plus de mobilité, de moins en moins de personnel, remise en cause des RTT...

Les compétences de chacun ne sont plus reconnues à leur juste titre : La priorité est la rentabilité mais Comment être rentable quand on est au service des personnes ?

Les aides de vie à domicile  ne sont pas considérées en tant que véritable professionnel et souvent manquent de formation.

Il en est de même pour les aides de vie scolaire (accompagnement des enfants handicapés). De plus, sous prétexte d'intégration, certains enfants handicapés sont accueillis dans des conditions précaires (effectifs de classe important, soutien insuffisant aux enseignants...) et la réussite de l'intégration n'est souvent due qu'à la bonne volonté des professionnels.

Sur le secteur de Quimperlé, nous avons la chance d'avoir un hôtpital de proximité mais jusque quand et dans quelles conditions ?

Actuellement l'ARS (agence régionale de la santé) pilote des rencontres avec la COCOPAQ pour mettre en place un conntrat local de santé. Ce contrat peut être étudié de façon à améliorer l'accès aux soins de proximité mais soyons vigilants à ce que les logiques financières (d'austérité?) ne soient pas le fil conducteur de ces réflexions.

Nous sommes toutes et tous concernés : aussi ensemble imposons la mise en place d'une véritable démocratie sanitaire et sociale.


source O.F. Une soixantaine de personnes a bloqué le conseil de surveillance du centre hospitalier des pays de Morlaix. Hôpital de Morlaix. Mobilisation au conseil de surveillance

A l'appel de l'intersyndicale (CFDT, CGT et SUD santé), une soixantaine de personnes a bloqué le conseil de surveillance du centre hospitalier, ce mercredi matin. 

Une soixantaine d'agents du centre hospitalier des pays de Morlaix s'est mobilisée, ce matin, pour bloquer le conseil de surveillance de l'établissement. Ils dénoncaient la dégradation de leurs conditions de travail, alors que la feuille de route de la direction prévoit d'importantes économies. Un échange a eu lieu entre les représentants syndicaux et les membres du conseil.

"Nous sommes présents pour dire que nous sommes plus qu'opposés à ce plan d'économie, qui va ralentir nos carrières et institutionnaliser la journée de 7h pour les contractuels, a déclaré Stéphane Postollec, représentant CFDT du personnel. Nous voulons que ces points prévus par le plan d'économie n'apparaissent pas comme non-négociables."

"Faire avec la réalité"

"Ces décisions gouvernementales, nous les contestons, a répondu Agnès Le Brun, maire Les Républicains. On nous impose des feuilles de route drastiques, austères et contreproductives. Si on ne les respecte pas, nous serons vassalisés." Elle a cependant expliqué qu'il fallait "faire avec la réalité telle qu'elle est. Si on met cette réalité par terre, nous tombons tous".

Ariane Bénard, directrice de l'hôpital, a elle aussi fait part de ses craintes d'une mise sous tutelle de l'établissement : "Si on ne s'occupe pas de ces sujets, d'autre s'en occuperont à notre place et l'addition sera beaucoup plus douloureuse."

Contrat Local de Santé

Actuellement sur la COCOPAQ, est à l'étude un contrat local de santé (cls) qui pourrait à terme être signé entre la COCOPAQ et l'ARS (agence régionale de la santé) et éventuellement d'autres partenaires.

Ce contrat local de santé a pour but d'améliorer l'accès à la santé sur notre territoire et diminuer les inégalités. La COCOPAQ se caractérise par un vieillissement de la population, une désertification progressive des professionnels (médecins et spécialistes particulièrement).

 

La phase de diagnostic est quasi terminée et a déjà été restituée au public. Actuellement des groupes de travail se sont mis en place sur 3 grands thèmes : accompagnement du vieillissement, prévention, accès aux soins de proximité.

Les groupes réunissent des professionnels de la santé, des associations d'usagers ou de bénévoles, des élus. Il apparaît très important que les élus de la COCOPAQ et donc des communes du territoire soient présents de façon active pour que des actions puissent se mettre en œuvre.

 

Il ressort des entretiens avec les acteurs un manque de communication, un manque de connaissances des dispositifs déjà existants. Dans le domaine du viellissement de la personne en particulier dans le cas des maladies et du handicap, que la prise en compte de l'aidant fait défaut. L'isolement social est aussi mis en évidence.

 

Pendant notre campagne, nous avions planché sur le domaine de la santé et du viellissement : nous avions quelques propositions simples : regrouper l'information en un seul point pour faciliter les démarches et renseigner au mieux les personnes, avoir une personne référente mairie qui puisse orienter vers les associations et structures.

Faciliter le déplacement des aidants.

Permettre un service de veille pour les personnes âgées seules et isolées…

Intégrer les médecins, dentistes et paramédicaux dans les actions de mise aux normes accessibilité...

 

Nous avions aussi réfléchi à la prévention envers la jeunesse : par des accueils plus ouverts avec adultes formés référents, une meilleure formation du personnel des temps péri-scolaires (TAP, garderie…).

Dans ce domaine, nous regrettons la disparition des « rendez-vous santé » mis en place par l'ancienne municipalité, qui permettaient 2 fois par an d'informer le grand public sur divers domaines médicaux avec des intervenants de qualité.

 

Nous sommes attentifs aujourd'hui (et acteurs) de ce travail sur le contrat local de santé. Les propositions d'action seront concrètes et évaluables à 5 ans.

Si vous avez des remarques ou des idées qui pourraient aider ces groupes de travail, n'hésitez pas à les communiquer sur notre boîte mail ou à venir nous rencontrer lors de nos permanences le samedi (1/2) de 10h à 12h maison des solidarités.

Nous pourrons les faire remonter aux différents groupes.

 

moelanmacommunejytiens@laposte.net

Sur le sujet, cf magazine de la COCOPAQ (MAG16) p.7 (avril, mai, juin 15)

Ajouter un commentaire
 

Date de dernière mise à jour : 18/01/2018